jeudi 26 novembre 2009
22h00... on sonne à la porte !
Ce soir, 22h00, je rentre du diner et je croise dans l'ascenseur ma voisine du 3ème étage, chargée de gateaux pour le Bayram. Son voile coloré ne cache en rien son visage lumineux et radieux. Bayram, c'est demain mais la fête va commencer ce soir ! Comme on se voit rarement, elle me redemande d'où je suis, elle ne s'en rappelle plus. Je lui réponds... Fransa. Hum ! güzel ! L'ascenseur continue à monter et en en sortant à mon étage, je lui souhaite un bon bayram et un bon appétit. Elle me répond MasAllah !
Je retrouve mon chat, toujours heureux de me retrouver et qui n'arrête pas de miauler... Quelques secondes plus tard, surprise ! La sonnerie de ma porte retentit. A cette heure ?! Qui est-ce ? je regarde. C'est la même voisine qui m'apporte des gâteaux dans une assiette pour que je puisse fêter moi aussi le Bayram ! Elle me demande simplement de vider l'assiette pour qu'elle puisse la reprendre dès ce soir, ce que je fais immédiatement. Et elle repartira aussi vite qu'elle est venue avec son assiette, vide cette fois, et son sourire de madone,... Un ange est passé !
Ne comptez pas les calories ! Pâte à choux, miel, cristaux de sucre, noix entières à l'intérieur, zestes d'oranges confites...
Quand je pense que je m'étais offert 3 baklavas juste avant !
Afiyet olsun !
jeudi 25 juin 2009
Le Savarona...
Depuis quelques jours, chaque matin, j'ai la chance de voir un superbe yacht sur la Mer de Marmara, face à l'hôtel Aziyade, où je prends régulièrement mon petit-déjeuner. Parfois stationnaire, parfois voguant, ce bateau a attiré mon regard et aiguisé ma curiosité.
Après quelques recherches, j'ai enfin trouvé le nom de ce bel inconnu...
Il s'agit du Savarona, le plus grand yacht non-royal construit jusqu’à présent,
il est aussi considéré comme étant le plus beau yacht privé au monde. Sa longueur totale est de 136 m. Outre sa suite principale, la
superficie des 17 suites de luxe est de 50 m2 environ chacune ! 
Le Savarona a été commandé par Emily Roebling Cadwallader (fille de John Roebling, ingénieur du pont de Brooklyn) pour 4millions de dollars en 1931 dans le chantier naval de Blohm et Voss à Hambourg. Après avoir traverser l'Atlantique et la Méditerranée à son bord, elle décida de le vendre.
Il sera racheté en 1938 par le Gouvernement turc après une suite d'événements étonnants: En 1938, le Roi Edouard VII visite Istanbul et est l’hôte de Mustafa Kemal sur le yacht Ertugrul, yacht d’Etat de l’époque. La suie qui s’était renversée de la cheminée du bateau avait tellement sali les habits de flanelle blanche de sa Majesté, qu’Atatürk envoya l'Ertugrul à la ferraille et donna l’ordre de trouver un nouveau yacht ! Ce fut le Savarona, lequel arriva 2mois plus tard à Istanbul, au moment où Atatürk était mourant. Atatürk navigua à son bord les 6 derniers mois de sa vie.
Atatürk mourut le 10 novembre 1938 à Dolmabahçe. Le Savarona n’ouvrit plus ses voiles jusqu’à ce que les Forces Navales turques l’utilisent comme navire de formation après la Seconde Guerre Mondiale.
En 1989, la décision fut prise d'envoyer le Savarona à la ferraille; mais Mr Kahraman Sadikog le sauva en le louant pour une période de 49ans et commença les travaux pour le rénover et le rendre plus majestueux encore qu’il n’était auparavant. Près de 425ouvriers ont travaillé pendant 3années pour sa rénovation. Le projet de décoration intérieur appartient à Donald Starkey.
De nos jours, le Savarona navigue toujours dans les eaux mondiales en faisant vivre l’élégance et le luxe à ceux qui ont le privilège d’être ses passagers.
Pour info: Une semaine à bord: 385 000€
En ce qui me concerne, je n'aurais que le plaisir des yeux et à distance... mais même dans ces conditions, c'est une merveille !
jeudi 4 juin 2009
Le retour de la pluie
...et ça va durer toute la journée...
jeudi 28 mai 2009
Sokak Köpekleri, Chiens des rues
Ils sont là, presque à vos pieds, imperturbables grosses boules de poil, beige, noir ou autre. Le nez humant l'air dans l'espoir d'y déceler une odeur alléchante, l'oeil pétillant de malice... les chiens d'Istanbul sont de vrais indépendants au caractère adapté à la vie de fourmilière qui caractérise la vie d'Istanbul.
Ce ne sont pas des chiens errants mais des chiens des rues. Ils sont tous marqués à l'oreille par les services vétérinaires de la ville. Aujourd'hui les stambouliotes semblent indifférents, même peureux, face à ces beaux canidés qui croisent leur chemin. Et pourtant, il n'en a pas été toujours été de même:
"Chateaubriand, Lamartine, Gérard de Nerval, comme tant
d'autres voyageurs européens au XIXe siècle, ont décrit les bandes de
chiens des rues si nombreuses et si caractéristiques de celle qui
n'était pas encore Istanbul mais Constantinople. Unanimes, ils
soulignaient, avec incompréhension, l'affection des Turcs pour ces
animaux. Chaque quartier avait alors ses chiens, vivant en bonne
harmonie avec les habitants, faisant souvent office d'éboueurs ou
alerte pour les incendies. Catherine Pinguet (écrivain-chercheur) montre combien les liens n'étaient pas seulement utilitaires
mais aussi affectifs. Et cet attachement prenait appui de manière plus
ou moins vague sur les croyances religieuses, même si le statut du
chien dans l'islam est assez ambigu. Sous l'Empire ottoman, il existait
même des legs et des fondations pieuses pour prendre soin des animaux
et leur distribuer de la nourriture.
Tout se gâte pourtant en 1910: 30
000 chiens sont alors enlevés puis déportés sur l'île d'Oxia, au large
d'Istanbul, où, privés d'eau et de nourriture, ils vont s'entredévorer
et mourir au grand dam des habitants. Cette campagne d'éradication des
chiens des rues intervient un an après la déposition du sultan et
l'arrivée au pouvoir des Jeunes Turcs, fervents admirateurs de
l'Occident et de l'esprit positiviste. L'attachement à ces chiens
apparaît à beaucoup d'entre eux comme un signe de superstition et
d'obscurantisme.
Leur exil constitue donc un acte de rupture symbolique
avec l'ancien régime et, peut-être, de l'avis de certains, le prélude
des répressions que connaîtront par la suite les minorités en Turquie.
Aujourd'hui, les rues d'Istanbul comptent toujours quelques canidés, mais bien peu au regard du passé. Des campagnes régulières d'empoisonnement et de gazage en limitent le nombre. Phénomène récent, quelques maîtres promènent leurs chiens de race dans la capitale. Mais l'attachement si caractéristique des Stanbouliotes aux chiens des rues n'est plus le même. La signification politique de l'exil des chiens en 1910 nous rappelle pourtant qu'il se joue plus que l'on croit dans le rapport des hommes aux animaux et une part sans doute de ce que l'on nomme notre humanité." (source: le net)
lundi 25 mai 2009
Entre les deux bazaars
6 jours sur 7, il y a affluence entre le Grand Bazar et le Bazar égyptien.
dimanche 10 mai 2009
Iyi bayramlar Anne !
vendredi 8 mai 2009
Elles sont de retour !
Quelques minutes avant midi, à quelques kilomètres de l'aéroport Ataturk, notre navette fonce sur la route pour emmener rapidement mes clients vers le terminal international. A l'approche du rond-point, mon regard est attiré par un grand oiseau volant à proximité. Grandes pattes, long cou... Intriguée, je me penche pour mieux voir. Je concentre mon regard sur l'échassier. Et j'en vois bientôt 2, puis 3... et enfin 6 !
Des cigognes, ce sont des cigognes !
Elles sont de retour ! A vos jumelles !
vendredi 1 mai 2009
Premier 1er mai férié
Le premier mai en Turquie sera pour la première fois un jour férié, il est désormais la fête des ouvriers. C'est aussi pour moi l'occasion de vous envoyer ce bouquet de muguet par l'intermédiaire de mon blog....
Qu'il vous porte bonheur !
samedi 21 mars 2009
Esma sultan yalısı
C'est un étrange bâtiment qui dresse ses murs rouge brique à Ortaköy, à deux pas de la mosquée du quartier. Il parait en ruine... et l'est... enfin presque...
C'est Esma sultan yalısı, l'ancien yalı d'été de la sultane Esma, fille du sultan Abdül Aziz. Transformé en fabrique de tabac (incroyable, non ?!) dès les premières années de la République, il fut abandonné après un incendie en 1975. Dans les années 1990, le bâtiment a été rénové (les 4 murs ont été laissés brut, tandis qu'on a largement utilisé des matériaux contemporains pour l'espace intérieur) et est devenu une.. discothèque et plus tard, une galerie d'art et lieu d'e réception haut de gamme.
Le 21 mars dernier, Veolia y organisait une réception à l'occasion du forum de l'eau. C'est à cette occasion que j'ai eu l'occasion d'entrer dans les murs de l'ancien yalı car je devais participer à l'accueil des invités. J'en garde le souvenir de rires en voyant nos tenues, normalement... sur mesure (mais pas vraiment en fait !), de la fraicheur des lieux malgré les chauffages, de rencontres politiques plutot inattendues... et de méga crevettes, succulentes, délicieuses, gouteuses, merveilleuses ! Jamais je n'avais mangé de telles merveilles.
Mais aussi et surtout d'un honorable bâtiment, rénové de façon un peu étrange, mais jouissant d'une vue splendide sur le Bosphore.
Même si le pont n'était pas là à l'époque, Esma avait beaucoup de chance..
dimanche 16 novembre 2008
Dogum gunun kutlu olsun !

Il devrait y en avoir 35... Oups, ça fait beaucoup à mettre sur un gateau !
Je commence à ressentir le poids des années... C'était ma dead-line pour réussir certaines choses et, comme j'aurais du m'en douter, je n'en ai réussi aucune... mariage=nada, bébé=nada... amour.. et bien nada aussi...
Je crois que ça mérite digestion et réflexion tant pour le gâteau que pour le reste !














